actorly tansformation



Backward

L’Actorly Transformation doit être distinguée de toutes les autres formes de transformation physique au cinéma. Ses caractéristiques sont uniques et il faut les expliquer afin de pouvoir en comprendre plus tard ses enjeux, son apparition ainsi que le contexte qui entoure l’apparition de cette nouvelle forme de transformation. 

Les deux caractéristiques qui définissent l’ Actorly Transformation sont les suivantes:

Le corps doit être lui même transformé, modifié par une altération, en particulier par une prise ou une perte de poids (et pas seulement par le port de prothèses). 

Le corps peut également être transformé par la musculature.

Avant tout, cette transformation doit être un choix délibéré, motivé par un intérêt pour le personnage. 

La performance doit être fidèle et non pas représenter un simple attrait dans le but d’impressionner à l’écran ou par idolâtrie sexuelle.

La transformation d’un acteur par le maquillage ou les prothèses fait partie intégrante de l’histoire de la performance filmique mais n’entre pas en compte dans l’”Actorly transformation”, même si un grand nombre de films on été récompensés dans ce domaine, comme par exemple “La vie de louis Pasteur” pour lequel Paul Muni sera nommé meilleur acteur aux Oscars et au Festival de Venise en 1937. Paul Muni considéré au début de sa carrière comme le nouveau Lon Chaney insiste auprès de la Warner pour que les studios s’engagent financièrement à faire le premier biopic. Consacré à la vie de Louis Pasteur, le film sera récompensé grâce au jeu de Paul Muni et à sa transformation par le maquillage. La Warner  et Paul Muni feront par la suite d’autres biopic comme « The Life of Émile Zola. »

Il me parait indispensable de faire pour finir une importante distinction en citant le bodybuilding dans les films d’action des années 80, car ici, c’est le genre qui définit le corps, comme Sylvester Stallone dans la série des films Rocky et Rambo.

L’Actorly Transformation interroge forcément les critiques. Et même après « Raging Bull », cette méthode de jeu continue d’être extrêmement controversée par des acteurs / professeurs comme Eli Wallach qui dit la chose suivante  « Pour certains, lorsqu’ils vont jouer un mineur, il doivent passer trois mois dans une mine, se salir, et apprendre à connaître la vie de l’intérieur, n’est ce pas ? Il le fait littéralement, les autres imaginent » 

Mais d’autres ont une vision positive de cette méthode de travail et y voient une forme d’accomplissement et un retour vers le rôle de l’acteur tel que l’entendait Shakespeare. Richard Dreyfuss nous dit la chose suivante à propos de Robert De Niro et du créateur de l’Actor Studio, Lee Strasberg :  « Celui qui a réellement diminué la puissance du jeu, l’influence la plus dévastatrice à la culture américaine du théâtre – mais aussi a la culture a un sens plus large – était Lee Strasberg… Il y a une vieille histoire a propos de ce que l’on devait être capable de faire pour rentrer dans « Shakespeare Globe Theater » - il fallait être un acteur, un danseur, un mime, un jongleur, un chanteur, et il fallait jouer le rôle du roi et du paysan, le prince et l’ange. Rien de tout cela ne nous est demandé »

Cette partie est une encyclopédie présentant une grande partie des acteurs qui ont eu recours à 

l’”Actorly Transformation”.

  • Le Fantome de l’opéra

    -

    Lon Chaney

    Erik, The Phantom

    Rupert Julian

    1925

    Techniques de 

    transformations

    (Source: studioamaze.com)

  • Lon Chaney - “Le fantôme de l’opéra”

    Rupert Julian 1925

    Au début du XXème Siécle Lon Chaney sera surnommé « l’homme aux milles visages » par la critique pour sa capacité à se transformer grâce au maquillage et à ses talents de contorsionniste. On se rappelle de lui dans le film d’horreur « Le fantôme de l’opéra » pour lequel il créa son propre maquillage. Ses techniques sont uniques, il utilisais par exemple la membrane exterieur de l’œuf pour se donné un regard mysterieux ou encore attached a strip of fish skin (a thin, translucent material) to his nostrils with spirit gum, pulled it back until he got the tilt he wanted, then attached the other end of the fish skin under his bald cap. For some shots, a wire-and-rubber device was used, and according to cameraman Charles Van Enger it cut into Chaney’s nose and caused a good deal of bleeding.   Les techniques qu’il utilisait alors peuvent être considérée comme l’ancêtre de l’ « Actorly transformation ».

    (Source: studioamaze.com)

  • Hangover Square

    -

    Laird Cregar

    George Harvey Bone

    John Brahm

    1945

    Perte de poids

    35 kilos

    (Source: studioamaze.com)

  • Laird Cregar - “Hangover Square”

    John Brahm, 1945

    Quand maigrir rime avec mourir: « L’actorly Transformation » mort née.


    Nous sommes en 1944 et Laird Cregar cumule les rôles de méchant du à son gabarit. Sur la balance, il affiche 130 kilos. Ces rôles qui lui collent à la peau le font souffrir et l’obsède sur son poids. Lorsqu’il se verra attribuer le rôle du pianiste fou George Bone dans Hangover Square (1945), lorsqu’il apprend qu’il va joué a nouveaux le rôle du méchant Laird Cregar décide de donner à son personnage un  caractère plus romantique, et pour cela, il perd 44 kilos. Son régime est draconien et il réussi même a se faire prescrire des amphétamines (qui exercent un effet psychostimulant majeur et un effet anorexigène). Son corps ne résiste pas. Il meurt à l’âge de 30 ans d’une crise cardiaque suite à des complications intestinales.

    (Source: studioamaze.com)

  • Marathon Man

    -

    Dustin Hoffman

    Babe

    John Schlesinger

    1976

    Perte de poids

    6 kilos

    (Source: studioamaze.com)

  • DUSTIN HOFFMAN - “MARATHON MAN”

    John Schlesinger (1976)

    Actorly Transformation ?

    Dustin Hoffman Method Actor jusqu’au bout des ongles ne recule devant rien. Lorsqu’il décide de joué un rôle il intègre le personnage au plus profond. Et lorsque qu’il incarne en 1976 un étudiant (alors qu’il est âgé de 36 ans) en histoire, avide de course a pied, Dustin Hoffman va courir six kilomètres par jours. Cette entrainement lui fera perdre sept kilos. Il coure comme son personnage et pas pour avoir son physique. C’est l’incarnation du personnage qui va le modeler. Contrairement aux acteurs qui le suivront qui vont s’entrainer physiquement pour ressembler à leur caractère. Cette différence est importante est marque une transition entre le Method Actor qu’il est et cette nouvelle méthode introduite quatres ans plus tard par Robert De Niro. D’ailleurs L’obstination de Dustin Hoffman a rendre son personnage réel va encore plus loin et on apprend que « pendant la scène ou les cerbères essaies de le noyé dans la baignoire, Hoffman (l’éternelle Method actor) insista pour qu’on l’oblige à rester le plus longtemps possible sous l’eau, pour rendre la scène réaliste. Plusieurs prises ont été faites et a chaque fois Hoffman insisté pour qu’on le garde plus longtemps sous l’eau. Lorsqu’ils finirent de tourner cette scène ils furent forcé de lui donner de l’oxygène. Pour reprendre ses mots : « j’ai dit, n’appuyé pas sur ma Pomme d’adam, mais essayé de me garder sous l’eau. Pour voir combien de temps je peux rester, et voir si je peux me débatre, laissé moi me rendre compte de ce qui se passe. »

    (Source: studioamaze.com)

  • Raging Bull

    -

    Robert De Niro

    Jack La Motta

    Martin Scorsese

    1980

    Prise de poids

    15 kilos

    (Source: studioamaze.com)

  • ROBERT DE NIRO - “RAGING BULL ”

    (Martin Scorsese) 1980

    Actorly Transformation ?

    Nous sommes en 1980 Robert De Niro et Martin Scorsese sont encore au début de leurs carrières bien qu’ils aient déjà tourné 3 films ensemble, Mean Street, Taxi Driver et New York, New York. Cela fait plus de trois ans que Robert De Niro essaie de convaincre son ami a réalisé Raging Bull. Après avoir lu l’autobiographie de Jake La Motta, dit «The Raging Bull » De Niro ne peut s’empêcher de vouloir jouer ce rôle,celui d’un boxeur subversif, champion du monde poids moyen de 1949 à 1951. Malheureusement il est aussi connu pour ses prouesses sportives que pour des histoires de violences conjugales et des excès de colère. A la fin de sa carrière sportive, La Motta ouvrira plusieurs boites de nuit. C’est dans l’une d’elle que Robert de Niro le rencontre la première fois. Il se trouve face à un héro déchu, transformé en un comique raté, un personnage totalement ambigu que Robert De Niro veut absolument incarner. Sa présence physique sera à partir de ce moment là un élément clé pour l’acteur. 

    Finalement Martin Scorsese accepte de réaliser le film, bien qu’il soit peu intéressé par le sport car il arrive à y voir autre chose… 

    Lorsque le tournage commence, deux moments sont nécessaires pour laisser le temps à Robert De Niro de se transformer. Après 4 mois d’entrainement, Jake La Motta, dira lui même « Quand j’aurais fini de t’apprendre à te battre comme moi, tu seras capable de boxer à un niveau professionnel » (1) non seulement il en était capable mais il l’a fait à trois reprises et  gagna deux matches. 

    Une fois accomplie la première partie du tournage, Robert De Niro se rend en France et en Italie où il se goinfrera et prendra vingt sept kilos. 

    Raging Bull est le premier film de l’histoire du cinéma américain pour lequel un acteur, Robert de Niro, fut amené à transformer radicalement  son corps pour incarner un personnage réel, le champion de boxe Jake la Motta. Il se musclera pour jouer le personnage de Jake La Motta jeune, puis il partira en Italie et en France pour prendre du poids, afin de se rapprocher le plus possible du champion de boxe déchu. 

    Cette performance unique marque l’introduction de ce qui sera nommé plus tard l’ « Actorly Transformation », qui pourrai s’inscrire dans la continuité des “Method Actors”. Développée par Lee Strasberg, cette méthode incite le comédien à vivre son quotidien dans la peau du personnage, en empruntant son comportement, ses habitudes, sa psychologie dans toutes les situations de la vie courante.

    La performance de De Niro va bien au delà de la méthode de Lee Strasberg et initie un courant qui va amener acteur et actrice à produire des transformations importantes sur leurs corps et sera connu sous le nom d’ « Actorly Transformation ».  

    La performance de Robert de Niro dans Raging Bull, sera récompensée par l’oscar du meilleur acteur en 1981 et gagne cinq autres récompenses. (Boston Society of Film Critics Awards (1981), Fotogramas de Plata(1982), Golden Globe (1981), Los Angeles Film Critics Association Awards (1980), National Board of Review, USA (1980), New York Film Critics Circle Awards (1980) and was nominated for BAFTA Awards (1982)). Sa carrière explose. Néanmoins sa performance sera par la suite remise en question d’un point de vue moral par une partie de la critique. Et son surpoids lui posera des problèmes de santé.

  • Full Metal Jacket

    -

    Vincent D’Onofrio

    Private Pyle

    Stanley Kubrick

    1987

    Prise de poids

    35 kilos

    (Source: studioamaze.com)

  • VINCENT D’ONOFRIO - “FULL METAL JACKET ”

    (Stanley Kubrick) 1987

    Actorly Transformation ?

    En 1986 Vincent D’Onofrio rêve d’être acteur mais est conscient que tout cela n’est qu’un rêve, il est alors portier d’un café branché a NY. Un jour Mathew Modine (future Privat Joker) passe devant se café et dis a son vieille ami que Stanley Kubrick est en train de regarder toutes les K7 d’acteurs pour son prochain film « Full Metal Jacket » . C’est alors que pour Vincent D’Onofrio le rêve devient réalité. Stanley Kubrick l’engage pour joué le rôle de private Pyle (Baleine). Il a le role du gentil gros qui veut devenir un Marine, mais son manque de personnalité associé a son surpoids handicapant vont faire de lui une victime. Les methodes des marines sensé endurcire les marines ont fini par le détruire. Il tuera son sergent avant de se tiré une balle dans la tête. 

    Vincent D’Onofrio nous explique qu’il devais prendre du poids pour interpretter pvt Pyle. La premiere fois qu’il va revoir Stanley Kubrick avec 15 kilo de plus Kubrick lui dis « I want you to be big Lon Chaney Big ». Quelques mois plus tard le tournage commence, il a pris 35 kilos et pése 128 kilos.

    Après le film il explique avoir été affecté par la manière dont les gens le traité du haut de ses 128 kilos et avec ses cheveux rasé. Mais en retour il dit « Il n’y a aucun doute sur le fait que ce soit Stanley qui est réelement lancé ma carrière. J’ai fait plus de 50 films grace a lui, grace a ce rôle. Il n’y a aucune autres raisons qui font que je travail. » 

    Il lui a fallu ensuite neuf mois pour perdre ce surpoids.

    (Source: studioamaze.com)

  • Cop Land

    -

    Sylvester Stallone

    Freddy Heflin

    James Mangold

    1997

    Prise de poids

    20 kilos

    (Source: studioamaze.com)

  • Sylvester Stallone - “Cop land ”

    (James Mangold) 1997

    Ou le plus grand « Fail » de l’histoire de l’Actorly Transformation

    Pour  “Cop Land”  Sylvester Stallone décide en 1997 alors qu’il est âgé de cinquante ans de prendre près de 20 kilos de gras afin de rentrer dans le rôle d’un shérif vieillissant. Cette “Actorly transformation” est très intéressante mais pas totalement désintéressée. Voyant son corps vieillir et comprenant ne pas pouvoir continué inlassablement ses rôles d’actions, il se transforme afin de changer de carrière et prouver ses capacités d’acteur. Ces muscles perdus et ses bourrelets gagnés il accepte de n’être payé que 60.000$ (habituellement il touche entre 10 et 20 millions). Mais son pari rate.  “Après avoir joué dans Cop Land (1997) le rôle d’un sheriff timide, en surpoids, tous Hollywood m’a tourné le dos. (…) Je suis comme un chien errant ici” il ne rejouera pas pendant 4 ans, et se verra à nouveau confié des rôles d’actions.

    (Source: studioamaze.com)

  • Boy’s Don’t Cry

    -

    Hillary Swank

    Brandon Teena

    Kimberley Pierce

    1998

    Transformation en homme

    studioamaze.com

    (Source: studioamaze.com)